
En 1980, il participe pour la première fois à la Biennale de Venise (à laquelle il participera à nouveau en 1982), aux côtés de Francesco Clemente, dont il devient ami, d’Anselm Kiefer et de Georg Baselitz, entre autres. La peinture “sauvage”, gestuelle, devient un élément important du travail de Schnabel, ce qui conduit certains critiques à qualifier son art de “néo-expressionniste”. “Peindre de manière viscérale n’a jamais été une idée intéressante ou n’a guère produit de tableaux intéressants. Il n’est pas possible de dissocier l’instinct de l’intellect. En ce sens, le néo-expressionnisme n’existe pas ou, plus exactement, n’a jamais existé.”
Le concept consistant à incorporer dans ses toiles des objets trouvés, usagés, altérés par le temps et historiques devient un élément fondamental de son travail. “Quand on utilise des matériaux existants on établit un niveau d’ “ethnographicité” dans l’œuvre; c’est-à-dire qu’on apporte un lieu et un temps réels à la réalité esthétique.” Il réalise plusieurs œuvres en utilisant des matériaux comme des rideaux provenant du théâtre Kabuki japonais ou le vieux revêtement qui couvrait un ring de boxe. Les matières qui contiennent “une histoire” l’intéressent, les marques de leur emploi confèrent à l’œuvre un caractère indéniablement unique.
Entre 1987 et 1989 se tiennent de grandes expositions rétrospectives de l’œuvre de Schnabel en Europe et aux Etats-Unis et en 1994 des rétrospectives sont organisées par les musées de Monterrey et de Mexico.
En 1995, il se tourne vers le cinéma. Il écrit et réalise Basquiat. Cette première expérience comme cinéaste sera le premier pas dans une carrière cinématographique composée, à ce jour, de deux autres films : Before Night Falls (1999) et Le scaphandre et le papillon (2007). Pour ce dernier long métrage, il s’est vu décerner le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2007.
En 2007, il réalise plusieurs expositions dans des espaces singuliers comme le Palazzo Venezia à Rome, la Rotonda di Via Besana à Milan ou le Schloss Derneburg, à Derneburg (Allemagne). Il expose également au Musée d’art international de Pékin (Chine).
A l’heure actuelle, Julian Schnabel vit et travaille à New York, mais également à Montauk, Long Island et Donostia - San Sebastian.
TABAKALERA Donostia - San Sebastián t.943 011 311 f.943 011 312